Hommage aux lycéens de Janson de Sailly fusillés en forêt de Sologne le 10 juin 1944
Quelques jours après le débarquement de Normandie eut lieu près de la Ferté Saint-Aubin (Loiret) une triste histoire de guerre. 41 lycéens résistants, alors en route pour renforcer les maquis afin de participer à la Libération de leur patrie, furent trahis par un des leurs et assassinés par les Allemands. Parmi eux, il y avait sept lycéens de Janson de Sailly.
C’est sur les lieux de cette tragédie que se tiennent chaque année au début du mois de juin des cérémonies commémoratives.
Sur une initiative de Mme Marielle Vichot, présidente de l’Association « les Jansoniens », les élèves de Janson de Sailly y participent depuis 2023. C’est aux élèves de 6e 12, encadrés par leur professeur d’histoire-géographie et professeur principal M. Sébastien Bertrand, qu’est revenu l’honneur de représenter la Cité scolaire. Ils se sont donc rendus en Sologne le dimanche 7 juin 2026, accompagnés par cinq parents d’élèves et par Mme Aline Stalla-Bourdillon, nièce d’un des fusillés de Janson, Jean-Rémi Coulon.
Après une messe du souvenir en présence des autorités municipales, les élèves ont retrouvé d’autres classes à la nécropole nationale de Bellefontaine, puis au cimetière de Marcilly en Villette et enfin sur les lieux de l’exécution, à la clairière du Cerf Bois et à la ferme du By où, dans les sous-bois, des croix commémoratives ont été érigées.
Les élèves, portant des écharpes aux couleurs de Janson de Sailly, ont ainsi constitué la garde d’honneur de chaque tombe de lycéen fusillé et ont participé au dépôt de gerbes. Certains ont porté le drapeau du 1er bataillon de choc de l’armée de la Libération.
Particulièrement remarqués par l’assistance et les officiels, salués et remerciés pour leur sérieux et leur fidèle présence, les élèves se sont également entretenus avec les maires de La Ferté et de Marcilly en Villette, ainsi qu’avec l’ancien ministre, sénateur, maire et député loirétain Jean-Pierre Sueur.
Tout au long d’une matinée émouvante et intense, ils ont ainsi ressenti l’histoire de leur école, les sacrifices de leurs prédécesseurs et les valeurs de la République française.














