Cité Scolaire
Historique du lycée Janson de Sailly
1884-1920 Un lycée qui construit sa réputation
Alexandre Emmanuel François Janson est né le 26 juin 1785. Il est baptisé à l’église Saint Roch. Il est par ses études un pur produit de la promotion sociale. Fils de parents aisés, il grandit dans l’atmosphère révolutionnaire puis dans le cadre de l’épopée impériale. Il devient avocat à 31 ans et épouse Marie Jeanne Joséphine Berryer, fille d’un avocat de Paris dont la statue est dans le grand hall de la salle des pas perdus du palais de justice. Les Berryer sont catholiques et monarchistes, défendent le maréchal Ney et sauvent Cambronne sous la « Terreur blanche » de la Restauration. Ils participent aux débats politiques jusque sous le Second Empire. Pour faire plaisir à sa femme, Alexandre Janson acquiert le titre provenant d’un village de Lorraine (acte notarié). Le couple est sans enfants et ne s’entend pas. Le divorce, que le couple désire dès 1815, inclus dans le code civil napoléonien, est supprimé par Louis XVIII en 1816. Une simple séparation de corps est obtenue en 1821.
Alexandre E. Janson modifie son testament le 24 août 1828 quand il découvre la relation extra-conjugale de sa femme. Il annule les dispositions prises en faveur de son épouse et décide de céder tous ses biens à l’Université de Paris qui aura la charge de construire un collège et une chapelle. Les termes exacts sont : « Une institution sous le nom de collège Janson où des jeunes gens distingués par leur amour filial et âgés d’au moins 12 ans recevront l’éducation des humanités ».
A.E. Janson exige aussi qu’un quota d’admissions d’élèves étrangers soit respecté chaque année, ce qui reste une particularité de l’établissement.
Janson meurt en 1829 et repose au cimetière de Montmartre (division 9). Sa tombe située entre celle de Jacques Charron et celle de Michel Berger est entretenue par le lycée. Mme Janson sa veuve entreprend avec les enfants de son second mariage avec le duc Sforza un long combat judiciaire jusqu’à son décès en 1876. A cette date, les plaignants sont définitivement déboutés et l’Université réalise l’héritage valorisé sans doute par le demi-siècle écoulé.
La vente des biens immobiliers permet d’obtenir la somme de 2 600 000 francs et d’acquérir pour 3 000 000 millions de francs (la différence est assurée par l’État) d’un terrain de 33 000m2 entre les rues de la Pompe, de Longchamp, Herran et Descamps dans le quartier de Passy. Ces rues sont ainsi nommées en fonction des lieux desservis et des hommes que la république a voulu honorer :
- la rue de la Pompe car cette pompe alimente le château et les jardins de la Muette
- la rue de Longchamp dessert l’abbaye de Longchamp
- l’avenue Georges Mandel, ex avenue de l’empereur débaptisée en Avenue Henri Martin Historien puis avenue Georges Mandel après 1945, car ce dernier ministre des PTT fut assassiné par la milice.
- rue Descamps et Herran propriétaires du terrain.
A cette date, le 16ème arrondissement n’a pas de lycée et la création à l’ouest de Paris pour profiter de l’air de la campagne et des bois voisins semble s’imposer pour les Républicains qui ont fait de la politique scolaire un acte majeur de la jeune république fondée en 1875.
Le site est choisi après l’accord des autorités publiques : Mac Mahon président, Jules Ferry alors ministre de l’Instruction. Le coût de la construction s’élève à 7M de francs or financée par l’État.
Vers 1860, à l’emplacement de Janson s’étale une vaste prairie ; le chemin de fer « petite ceinture » est construit du pont Cardinet à Auteuil et l’arrêt qui dessert le lycée se situe avenue Henri Martin. Les quartiers d’Auteuil et de Passy sont ainsi desservis et drainent donc des flux d’élèves de la bourgeoisie qui est en train d’acquérir des appartements dans des immeubles dits « post-haussmanniens ».
La 1ère pierre est posée par Jules Ferry le 16 octobre 1881.
Victor Hugo, venu en voisin, ajoute un message concordant aux propos du ministre qui veut faire de cet établissement « le lycée des temps nouveaux ».
« Qu’est-ce qu’une première pierre ? C’est l’espérance, c’est l’avenir, c’est la promesse que tout ce que vous pouvez rêver de bon et de beau se réalisera ; comptez donc sur cette première pierre ; faites tout ce qu’il faut pour que cet effort ait sa consécration légitime, qu’il aboutisse, qu’il arrive à son but, et un jour on pourra dire de nous et de vous : « ils ont posé cette première pierre ; en la posant, ils ont contribué à la fondation de l’édifice, ils sont pour quelque chose dans ces deux grandes choses la liberté qui réalise le citoyen et la science qui fait l’homme ». Les élèves qui fréquentent Janson seront « la jeunesse élégante, fringante, studieuse, victorieuse dans les études et dans les sports » Victor Hugo
Un lycée conçu pour être dès le départ un établissement scolaire.
A la différence des lycées du centre de Paris qui sont des bâtiments anciens réinvestis comme Charlemagne, ancien collège jésuite, Henri IV et Condorcet, anciens couvents, le lycée est un lycée construit pour être un lycée.
Le travail est confié à Charles Laisné 2ème e prix de Rome, professeur à l’école des Beaux-Arts qui a restauré des édifices anciens comme le pont du Gard et déjà construit des établissements scolaires à Cognac, à Guéret et à Oran. On lui doit aussi à Paris l’école supérieure de pharmacie (1877-1882) 4 avenue de l’Observatoire (6e), la Cour de cassation et une participation au Sacré-Cœur de Paris.
La façade sur la rue de la Pompe s’étend sur 228 mètres ; elle comprend un pavillon central d’un seul étage avec combles en attique. Ce pavillon est construit en pierre de taille ; il est orné sur la rue de deux statues colossales représentant les lettres et les sciences par Maniglier et les bustes des auteurs classiques dont Molière, La Fontaine, Fénelon, JJ Rousseau, Voltaire…, soit 28 bustes au total.
Les plans du lycée sont une cour centrale avec de part et d’autre deux cours autour desquelles s’organisent les salles de cours.
« Nous voulons, écrit-il, installer les vastes préaux, les beaux ombrages, la lumière, le soleil, tout ce qu’il faut aux enfants comme aux plantes, car ils vivent avant tout comme elles, de soleil et de grand air. »
Une architecture innovante
Le plan du lycée tient compte de la direction générale des vents pour une aération constante, de la répartition des élèves en quatre ensembles correspondants aux différents niveaux : classes enfantines dans l’hôtel Eugène Manuel, petits et moyens dans les deux cours à droite de l’entrée principale située 106 rue de la Pompe, grands et prépas dans les deux cours à gauche de cette même entrée.
Sur la façade principale en pierre de taille, rue de la Pompe, s’échelonnent les bustes de grands écrivains comme Corneille et Voltaire. Les pavillons d’angle s’élèvent sur deux étages et sont ornés des bustes d’écrivains et de savants (Montaigne, Descartes, Guizot, Cousin et Victor Hugo). L’entrée principale est encadrée de statues représentant les lettres et les sciences.
A l’intérieur, tout autour de la cour d’honneur, sur les murs, en hauteur, sont placés des médaillons en lave émaillée qui figurent les visages de huit grands savants du XVIIIe et XIXe siècles.
Un certain nombre de plaques commémoratives y sont installées sur les murs de cette cour dont celle de Pierre Brossolette (1903-1944) ancien élève de Janson, prix d’excellence, journaliste, historien, résistant qui n’a pas parlé. Cette plaque est inaugurée en 1994 en présence du président François Mitterrand, de Lucie Aubrac, de Gilberte Brossolette son épouse. Lucette Cluzel était la proviseure de la cité scolaire à cette date.
Une plaque au consul Nordling qui a négocié avec Von Scholtitz
Au centre de cette cour était installée la statue du « soldat 1870 regardant la frontière » installée en 1893. Elle a été réalisée par le sculpteur Astaniere qui fut d’abord militaire mais grièvement blessé, il se consacra à sa passion artistique qui ne l’avait jamais quittée. Élève du sculpteur Clère, avec qui il avait fait ses premiers travaux, il devient l’élève du sculpteur plus connu Alexandre Falguière qui a, entre autres, participé à l’ornementation de l’Arc de Triomphe de l’Étoile.
Cette statue fut déplacée près de la chapelle quand fut installé le monument aux morts de la Première guerre mondiale. La dotation accordée par la mairie en 1921 et la collecte réalisée auprès des anciens élèves et des parents d’élèves a permis l’érection de ce monument entre 1921 et 1927. Le sculpteur est Auguste Biagi né aux Eaux vives en Suisse en 1878 et mort en 1965. L’architecte est Albert Schneider (1879-1961) de Paris. Le bas-relief évoque une femme éplorée protégée par une gloire ailée indique que la mémoire se perpétue grâce à l’histoire qui s’écrit dans les livres. Le collège est symbolisé par le collégien lit le livre, le lycée par le lycéen se penche au-dessus de lui et le Grand lycée par l’étudiant tient le livre fermé qu’il a déjà lu.
714 noms y sont inscrits pour la 1ère Guerre mondiale et 260 pour la 2ème Guerre mondiale.
Entre ces cours et la cour d’honneur se situait la salle d’escrime où chaque année jusqu’en 1914, des militaires vérifiaient les lames utilisées. Il y avait deux maîtres d’escrime pour les internes. Il faut savoir qu’à la fondation du lycée, c’était la grande époque du renouveau des JO avec Coubertin (Guy de Freddy de Coubertin est le frère du baron Pierre de Coubertin qui a ressuscité les JO ; mort pour la France en 1914 à Malo les bains). Janson de Sailly développe le rugby et l’escrime.L’apprentissage des armes correspond à l’entraînement militaire des futurs saint-cyriens. D’anciens élèves de Janson se sont illustrés aux JO Los Angeles de 1932 médaille d’or au fleuret en équipe (René Bondoux, René Bougnol, Philippe Cattiau, Edward Gardère, René Lemoine et Jean Piot) et à Berlin 1936 médaille d’argent au fleuret dont Edward Gardère. Aujourd’hui cette salle abrite le CDI ; à l’intérieur la structure de la salle d’armes est encore visible. Le Centre de Documentation et d’Information est la création de Marcel Sire ancien professeur de biologie et proviseur du lycée entre 1957 et 1966.
Les quatre cours sont identiques. L’architecture est conçue pour que le vent circule et aère l’espace ; cela est l’héritage de la pensée hygiéniste héritée du XVIIIe siècle et fortement développée au cours du XIXème siècle.
La distribution des salles est faite pour être aérée des deux côtés. A l’étage, les galeries en fonte du Creusot ont été rénovées à l’identique. Au départ ce furent des dortoirs rapidement transformés en salles de classe, faute de candidats pour l’internat.
Du côté du collège, en traversant la cour, on atteint l’Hôtel Eugène Manuel qui abritait le primaire en fonction jusqu’en 1965. On peut voir de l’avenue Georges Mandel la statue d’Eugène Manuel né le 13 juillet 1823 à Paris, mort le 1er juin 1901, poète, professeur et homme politique français.
En revenant sur la cour, se situe l’infirmerie tenue par des religieuses au début du XXème siècle. Colette y fut infirmière pendant la 1ère guerre mondiale.
Conformément au testament de Monsieur Janson, le lycée possède une chapelle dédiée au culte catholique à la différence du lycée Jacques Decour (18ème arrondissement) où la chapelle a été transformée en salle des fêtes aujourd’hui.
Cette chapelle de style néogothique a été restaurée dans les années 90 avec une modification de la disposition des bancs et de l’orientation de l’autel.
Derrière la cour d’honneur se trouvent deux petites cours consacrées aux exercices physiques et aujourd’hui terrain d’expérimentation botanique pour le département des SVT.
A l’intérieur du lycée, deux salles sont remarquables.
La salle des Actes est ainsi nommée car s’y tenaient les conseils de classe. Aujourd’hui ce sont les CA et les réunions qui décident de l’avenir du lycée.
Les peintures murales ont été réalisées en atelier en 1935 par des artistes des arts déco qui ont obtenu le prix Blumenthal. Le prix Blumenthal est un prix décerné de 1919 à 1954 par la fondation franco-américaine Florence Blumenthal, une organisation philanthropique créée par Florence Blumenthal (1875–1930), à des peintres, sculpteurs, décorateurs, graveurs, écrivains et musiciens. À droite, sont illustrés le rationalisme et le romantisme. André Plamon a peint les peintres au bord de l’eau et Maurice Brianchon les grandes écoles ici Saint Cyr, Polytechnique et l’école navale.
À gauche, les peintures sont proches du fauvisme. Robert Antral a peint un paysage du bord de l’eau. Cet artiste, auteur d’une œuvre abondante et variée, débute par l’écriture de contes humoristiques. Après la Première guerre mondiale, son inspiration se tourne vers le registre fantastique et le roman d’aventures. La dernière partie de sa carrière littéraire est consacrée à l’écriture de chansons, d’essais et de mémoires (« Les clients du bon chien jaune » 1926, « L’ancre de la Miséricorde » 1941, « La lanterne sourde » 1953) et illustre les écrits d’Henri de Monfreid, aventurier et écrivain légendaire qui a hanté pendant près de 40 ans les rivages de la Mer rouge et de la Corne de l’Afrique.
L’autre artiste est Maurice-Georges Poncelet Né le 4 juin 1897 à Mulhouse (France), décédé le 2 octobre 1978 à Port-Vendres (France) il a dessiné et peint les bûcherons et les chevaux.
Tout le long des murs, la frise écrite en latin invite à penser : « L’amitié se développe. Les hauts faits du génie sont immortels, le vieillard les rapporte et le sage dominera par son esprit et le sot sera asservi »
Le parloir Wallon est l’autre salle remarquable. Deux origines sont possibles pour ce nom : soit celui du parlementaire à qui nous devons la République soit le professeur de physique connu pour ses travaux sur l’optique et la photographie qui enseigna la physique au lycée depuis la fondation du lycée en 1884.
Les auteurs des toiles marouflées sont des peintres qui ont fait les Arts décoratifs. Ils sont aussi lauréats du prix Blumenthal.
Les décors ont été commandés pour le cinquantenaire de 1934 mais n’ont été achevés qu’en 1935. L’auteur des fresques est Maurice Guy-Loe.
Maurice Guyot est né à Lyon le 19 mai 1898. En 1912, il décida d’abandonner ses études secondaires pour se consacrer à la peinture. Il fut admis à l’École nationale des Beaux-Arts dans l’atelier de Cormon. Il fut également l’élève de Raphaël Colin. Il participa à la guerre 1914-1918 et prit part notamment aux combats autour de Château-Thierry où son régiment se distingua.
Il fut ensuite affecté en 1919 au 8ème génie et envoyé en Turquie pendant un an.
Après des débuts difficiles, il reçut une bourse de la fondation américaine Florence Blumenthal qui lui permit de produire et d’exposer dans les principaux salons (Tuileries, Nationale des Beaux-Arts, salon d’Automne, Indépendants). En 1924, il adopta le pseudonyme de Guy-Loë puis obtint plusieurs bourses de voyage à Rome et au Royaume-Uni. À partir de 1931, il reçut ses premières commandes importantes pour le salon de musique du pavillon Deutsch de la Meurthe à la Cité universitaire ou pour le parloir de Janson-de-Sailly. En 1937, il participa à la décoration du pavillon des États pontificaux à l’Exposition universelle.
En 1945, il persuada les autorités du ministère des Beaux-arts de créer une maison de retraite pour artistes âgés dans la propriété léguée à l’État par la famille Smith-Champion à Nogent-sur-Marne. Ce sera la Maison nationale des artistes. Il commença à l’aménager et s’y installa comme premier directeur.
En 1947, il reçut les premiers artistes résidents. Il travailla parallèlement à la mise en place d’un système de sécurité sociale pour les artistes et anima la Maison nationale des artistes jusqu’à son décès le 24 mars 1991.
Dans ces fresques une influence de l’antiquité et de l’époque contemporaine notamment dans les vêtements.
Le graveur des toiles sur les piliers de cette salle est André Jacquemin. Né le 3 septembre 1904 à Épinal, il quitta sa ville en 1919 pour Paris. Élève de l’école des Beaux-Arts de 1921 à 1923, il se plia difficilement à l’esprit de celle-ci. Puis il décida de dessiner et de graver d’après le motif et restera toujours fidèle à cette manière. Il assura les fonctions de conservateur du musée d’Épinal de 1953 à 1974. Au moment de prendre sa retraite, il est élu à l’Académie des beaux-arts qu’il présida jusqu’en 1989.
Les piliers peints façon gravure font allusion aux hommes de lettres et aux différents genres littéraires. Victor Hugo illustre le roman, Voltaire l’Histoire, Molière le théâtre, François Villon la poésie et Jean de La Fontaine pour la fable.
La bibliothèque générale, « Salle Samuel Paty » abrite les collections de livres anciens et sont un lieu de calme pour le travail et les entrevues entre les professeurs et les parents d’élèves.
Au 1er étage, deux grandes vitrines créées lors de la rénovation du département de physique permettent de voir la collection d’objets de physique datant de l’origine du lycée. La mise en valeur des collections est un souci permanent du groupe « Histoire et Patrimoine ».
Quelques événements ont marqué l’histoire du lycée.
Pendant la 2ème GM le lycée La Fontaine étant réquisitionné par la Kriegsmarine, les filles sont envoyées à Janson du côté de l’hôtel Eugène Manuel. C’est la première fois que des filles sont scolarisées au niveau du lycée.
Le 11 novembre 1940, bravant l’interdiction allemande, les élèves de Janson se joignent à ceux des lycées du centre pour déposer une gerbe au soldat inconnu à l’arc de Triomphe. Une plaque avenue des Champs Élysées rappelle cet événement.
Le lycée fut le lycée qui compta le plus grand nombre d’élèves arrêtés. Cela valut au proviseur d’être déplacé au lycée Carnot jusqu’en 1945.
Alfred Nakache le « nageur d’Auschwitz » a été professeur de gymnastique à Janson à partir de 1934. Il participe au retour de Buchenwald aux JO de Londres (1948) et remporte un titre olympique.
En août 1944, après le massacre de lycéens qui voulaient rejoindre les rangs de la Résistance à la Ferté Saint-Aubin le 10 juin 1944, le lycée est devenu un centre de formation paramilitaire sous l’impulsion de Philippe Wacrenier. Des jeunes gens, élèves au lycée ou jeunes du quartier, s’engagent dans l’armée du général de Lattre et forment le bataillon du 2ème choc qui libère les villages de la vallée de la Doller dont Masevaux. Le Bataillon perdra environ 100 de ses membres au cours de cette bataille. Le bataillon accompagne le général de Lattre jusqu’au lac de Constance.
Le chant des Parisiens illustre ces faits de guerre.
Des élèves se sont illustrés
Sacha Guitry a fait le plus court séjour au lycée (trois semaines !) tout comme Jean Gabin, Roland Garros célèbre aviateur fut élève en classe de philosophie, Raoul Nordling consul de Suède a sauvé Paris en 1944, Valéry Giscard d’Estaing fut un brillant élève au lycée. Alain Decaux, Laurent Fabius, Lionel Jospin, Robert Badinter, les frères Debré, Gérard Oury, Robert Merle, Pierre Daninos, Philippe Noiret, Jean-Jacques Servan Schreiber, Guillaume Durand, Elisabeth Borne, Edouard Philippe ont participé à la célébrité du lycée.